
| Le risque routier professionnel |
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Le risque routier se matérialise au sein du régime agricole par une grande diversité de véhicules qui vont de la tondeuse autoportée au poids lourd en passant par les véhicules agricoles, les deux roues et les voitures de tourisme.
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© CCMSA / Service Image(s) - Crédit : S. Cambon
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La MSA a une spécificité : la circulation des engins agricoles sur la route
Il faut travailler sur la cohabitation circulation des engins agricoles sur la route avec les autres véhicules car cette cohabitation peut être source d’accident potentiellement très grave. La diminution du nombre d’agriculteurs et l’augmentation de la surface moyenne par exploitant a pour conséquence un éloignement de plus en plus important des parcelles de la ferme et donc un temps de trajet des engins agricoles sur route plus important.
Quelques statistiques
Ces statistiques concernent uniquement les accidents de circulation des salariés agricoles impliquant une blessure corporelle.
- En moyenne (sur 4 années) :
- 4575 accidents de la circulation par an
- 50 morts par an dont 41 en trajet et 9 en mission
- Tous les secteurs et toutes les qualifications professionnelles sont concernés par le risque routier. Avec un poids des accidents de circulation plus important dans les organismes professionnels (tertiaire)
- 40 à 45 % des accidents du travail mortels sont des accidents de circulation (soit 50 morts par an).
- Le coût d’un accident de circulation en mission est plus de trois fois plus élevé que le coût moyen d’un accident du travail.
- Les jeunes et les personnes ayant moins de 18 mois d’ancienneté sont les plus touchés par les accidents de circulation.
- 83 % des accidents mortels de circulation sont des accidents de trajet.
- Les arrêts de travail suite à un accident de circulation sont 1,5 fois plus longs que la durée moyenne d’un arrêt de travail.
- Les véhicules légers et les deux roues sont les deux catégories de véhicule les plus impliquées dans les accidents de circulation.
A la lecture des statistiques, il faut souligner des points communs avec les données de la sécurité routière puisque les jeunes et les deux roues sont fortement touchés par les accidents de circulation mais l’approche statistique doit être complétée par une approche plus qualitative, plus concrète du risque routier professionnel.
Des études ergonomiques récentes au sein de cinq entreprises de secteurs différents montrent que :
- La majorité des entreprises ne perçoivent pas le risque routier comme un risque professionnel, et l’activité de conduite n’est pas considérée comme une compétence professionnelle.
De plus, le véhicule n’est pas considéré comme un outil de travail ou trop rarement. Ce manque de considération de la conduite au travail ne favorise pas la prise de conscience de l’exposition au risque routier et donc le développement des actions de prévention.
- Le risque routier est un risque très « diffus ». De nombreux facteurs vont influencer plus ou moins directement la conduite au travail cela passe de l’état du véhicule, à la formation, aux objectifs de travail, à la préparation du déplacement, à la fatigue… La diversité des facteurs ne facilite pas la prévention.
En matière de prévention, agir sur le véhicule et le conducteur n’est pas suffisant, il est nécessaire d’avoir une action de prévention plus globale. La prévention du risque routier en entreprise nécessite d’interroger l’organisation du travail et plus particulièrement l’organisation des déplacements.
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Information sur la publication
(Source : MSA)
Mis à jour le : 01-09-2007publié le : 01-09-2007
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